Comme vous me lisez, je me prépare à retourner voir mon directeur pour parler des perspectives de l'année prochaine...
Comme vous me lisez, l'organisation du premier stage de ma toute fraîche association a fait un flop...
Comme vous me lisez, je ne désespère pas quand même que ça puisse fonctionner un jour!
Comme vous me lisez, je suis régulièrement relancée par un (autre) directeur qui aimerait me voir rejoindre son équipe de prof (ça donne l'impression de bosser dans le privé, sauf que je vais pas pouvoir discuter le salaire)...
Inutile de vous préciser à quel point tout cela forme une boule d'angoisse quelque part entre mon nombril et mon estomac...
Il va bientôt être l'heure de dresser le bilan d'une année MAF. (Dans trois mois vous me direz, mais une rentrée de septembre ça se prépare en juin...)
L'heure de préparer, chaque semaine, un horaire hyper précis de la maisonnée avec répartition des tâches et tout le toutim (ce qui ne sera possible que si l'Indien obtient enfin cet horaire régulier promis depuis des mois... Sinon, remplacez chaque semaine par "chaque matin en pleurant").
L'heure de redécouvrir les bruits de couloir, les élèves mal élevés (et les collègues aussi en fait), les bouchons (même si je suis plutôt préservée de ce côté), les courses aux heures de pointe, le boulot qui s'amoncèle sur la table du salon (90m² avec une croquette = pas de bureau), la sonnerie stridente dans l'oreille toutes les 50min., la sous-direction tyrannique colérique harcelante non compréhensive et qui se fout du travail pédagogique son seul but étant que tu sois corvéable à souhait et te répondant de façon méprisante si tu as le malheur d'être malade (j'ai comme qui dirait du mal), les minutes comptées avec l'Indien qui aura laissé la maison en bordel avant de partir bosser et de me laisser seule nous laisser seules pour la soirée, la course au repassage (ça vraiment, j'en ferai un article, j'y arrive pas. La manne disparaît sous le tas de vêtements chiffonnés et je détourne simplement le regard en passant devant... Je peux pas, voilà...).
L'heure où il faudra tout le temps regarder l'heure...
ça se voit que j'ai pas envie, dites?
Bon, je vais quand même aller doucher ces idées noires et faire bonne figure à mon rendez-vous. Il me FAUT une journée off et je n'ai pas appris (j'ai un an de retard pour ça) à faire valoir mes droits de maman...
Envie de me dire un truc ? - Ce qu'on en dit (5 ptits mots)
Echanges en salle d'attente...