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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 21:31
Une année de changements pour toi
Des moments plus difficiles, des au revoir, des adieux
Essayer de comprendre ce qu'est le ciel
Mais aussi
Essayer tant de fois de voler
Apprendre à sauter
Danser comme une fée
Souffler dans une trompette
Remiser la poussette
Apprendre à nous séparer
Écumer les fêtes, y être toujours bien
Aimer rentrer chez toi
Demander chaque soir de quoi demain sera fait
Préparer quelque chose à partager, toujours, quand tu vas voir tes amis
Être timide, un peu
Être heureuse, tellement fort
Être mélancolique parfois, tellement tôt
Inventer tes mondes
T'y perdre souvent

Et puis

Accueillir
Vérifier que mon cœur ne s'est pas divisé
Vérifier parfois trop fort
Mais aujourd'hui, l'avoir compris je crois...

Sortir tellement plus grande de ces semaines-là
Tellement plus proche de moi

Il y a trois ans, tu chamboulais ma vie, se mélangeaient douleur et bonheur intenses
Une première année pour le montrer qui tu étais, lovée dans mes bras
Une deuxième pour dévorer le monde, y courir
Une troisième pour quitter la toute petite enfance et n'avoir plus peur de grandir

Et moi, je me souviens chaque fois de cette promesse... 10h21 et ces premiers mots... Je serai toujours là... Tout change, mais pas grand chose finalement, pas cet amour-là que j'ai découvert avec toi...
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 21:09

alors article de merde.

Même si je ne suis pas censée écrire le dimanche.

Ni censée écrire pour me plaindre.

 

Mais ma tristesse, mêlée à ma colère blanche d'aujourd'hui, j'ai envie de les larguer ici...

 

J'avais prévu de rectifier un peu le tir de mon article de jeudi en précisant quand même que BM n'était pas indifférente à A., juste qu'elle ne capte pas qu'on aurait besoin d'aide et que sa présence, au lieu d'être salutaire, est invasive et/ou nous prend un temps con. Et que nous n'avons pas exactement la même attention à autrui ni la même notion d'hospitalité-politesse.

Je voulais préciser que c'était peut-être culturel, habituée que je suis à voir les grands-mères retraitées s'occuper à temps plein de leurs petits-enfants (et s'en réjouïr).

 

Mais finalement, fi du culturel, de la prise de distance, de la décentration.

La hache de guerre est déterrée.

Depuis 15h aujourd'hui.

 

 

ARRIERE PLAN

Petite communion du neveu n°1  -  celui de l'Indien, donc le fils de BS et de ex-BF.

En petit comité puisque BM interdit l'invitation à BP (à toutes celles qui vont écrire - intelligemment - que c'est à elle de faire des efforts et pas à nous, je répondrai que c'est juste pas possible. On a beau se dire à chaque événement la phrase théorique "on invite tout le monde et qui veut vient", on sait qu'on ne le fait pas. Cf. gestion des visites à la maternité).

Et elle ose me demander "pourquoi A. n'est pas encore baptisée". (J'en parlerai peut-être un jour, ke trouve ça important de la baptiser bébé, sauf qu'à cause du Bonsaï généalogique on reporte sans cesse).

 

 

EN MUSIQUE CONTINUELLE DE FOND

 

  • BM se réjouit que "A. ne sourie pas à ex-BF".
  • BM trouve que "le cadeau d'ex-BF est vraiment très mauvais pour les enfants"   (alors là, je partage son avis parce que c'est une console portable et que le gamin est à la limite de l'hyperactivité et qu'il a tenté à maintes reprises de blesser (gravement) son frère de 4 ans. Là où je trouve la réflexion stupide, c'est que de son côté elle lui a filé un lecteur de DVD avec karaoké. Et puis ça se dit pas, merde.)
  • BM passe son temps à critiquer la manière de bouffer de mon Indien (certes, c'est un barbare, mais bon, il a passé 12 ans et elle lui fait les remarques à haute voix et... en postillonant ses nouilles. Bon)
  • BM veut enfoncer la tute dans la bouche de ma fille en permanence. Même si on dit et répète que chez nous c'est : pour les chagrins, pour l'endormissement, point barre.

 

 A L' AVANT-PLAN

COMME SI ELLE LISAIT CE BLOG ET TENAIT A SE VENGER

MAIS SI TU LE LIS, AU MOINS, FINIES LES POLITESSES, PARCE QUE TU ES ALLEE TROP LOIN

 


CE DIALOGUE

 

bm - Mais en fait, je suis ta seule Mamy, hein A.! ?

moi- Heu, non, en fait il y a ma maman aussi, puis F., ma belle-mère (la femme de mon père), et puis ma Mamy...

bm- Oui mais F., c'est pas le sang !

moi- Oui enfin ma maman c'est le sang. Elle est plus là mais c'est la grand-mère d'A. !

 

ENFIN BON, ELLE EST MORTE.

JE SUIS LA SEULE MAMY.

 

Je n'ai pas claqué la porte du restaurant, parce que c'était la communion d'un petit garçon qui a déjà, pour son âge, bien trop de choses à expliquer à un psychiatre généalogiste.

Je n'ai pas insulté bm entre les dents parce que j'ai reçu, de ma maman morte, une éducation prônant le respect inconditionnel de mon aîné, surtout dans le cadre familial.

Je suis restée sans voix, pétrifiée.

L'Indien était dehors à fumer sa clope. Il a bien vu que j'étais bouleversée, mais nous n'avons pas eu l'occasion de parler sans elle dans nos pattes avant le retour.

Il propose de lui parler, mais je ne veux pas qu'elle refoute ça sur le tapis et passe ses journées à appeler bs et le monde entier pour raconter cet épisode avec son air innocent "m'enfin c'est vrai quand même ce que j'ai dit, je n'ai rien dit de mal".

Il ne l'excuse pas mais son explication est qu'elle est à la masse, complètement inconsciente de ses paroles.

Je ne sais pas.

Je m'en fous.

 

Toujours dans le respect de l'éducation que j'ai reçue, et parce que je veux que mon enfant connaisse ses grands-parents, les choses continueront comme elles sont.

Sauf qu'elle va bien finir par constater que c'est l'Indien qui dépose et/ou va rechercher et que je ne répondrai plus à ses appels.

Quant aux invitations chez nous, elles sont définitivement terminées.

Le seul message que je demanderai à l'Indien de faire passer, c'est que, qu'A. ait 10 mois ou 10 ans, il lui est formellement interdit de parler devant ma fille de qui que ce soit de ma famille ou de celle de l'Indien.

 

Mes colères "blanches" sont rares, mais toujours définitives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 09:28

 

Alors quand on fait appel (rarement, même si elle a l'impression que c'est tout le temps, moi je dis, deux ou trois soirées par mois c'est rarement. Pour rappel : elle est pensionnée) à la maman de l'Indien pour un baby-sitting, je me dis toujours que si Grand-Mère du Ciel était encore là, ce serait pas pareil.

 

Je me dis qu'elle aurait un peu de matos de base chez elle. Un lit au moins...

Amener A. chez BM, c'est comme déménager.

 

Je me dis qu'elle connaîtrait les doses des biberons.

Parce que cette note à l'indélébile sur la boîte : "210ml + 7 cuillères arasées 8h 18h30 20h30" me rend malade.

 

Je me dis qu'elle aurait assez confiance en moi, en tant que mère, pour écouter ce que je lui dirais à propos du rythme de mon enfant.

Faut réfléchir pour demander un baby-sitting alors que tu SAIS que ça va foutre la nuit et le jour qui suit en l'air. Faut que ce soit vraiment une bonne soirée quoi.

 

Je me dis qu'elle laisserait pas le bordel dans ma maison.

C'est de là que vient cet article. Du fait que j'ai nettoyé DEVANT BM sa casserole de sauce bolo, que j'ai ramassé le parmesan qu'elle a dû râper direct sur le carrelage de la cuisine, qu'elle connaît pas l'usage d'un paillasson. Je ne suis pas "maniaque" : je fais les choses à fond et les entretiens pour ne pas avoir à suer ensuite inutilement.


Je me dis même qu'elle aurait sans doute fait quelques trucs pour m'aider... deux parts de bolo en plus, ça la tuerait pas...

Quand l'Indien a demandé à sa maman de prendre une manne de repassage quand je suis sortie de la mat', elle lui a dit qu'elle avait pas le temps... Pas le temps...


Je me dis qu'elle aurait nettoyé les biberons au lieu de les laisser traîner partout, à moitié vides.

Que dire de plus à ça? Quand c'est chez BM que A. passe la journée, on me remet les assiettes sales dans le sac...


Je me dis qu'elle parlerait à sa petite-fille dans un français (ou autre mangue maternelle...) syntaxiquement correct.

Je sais que je suis pas la seule à m'en plaindre... Par contre quand BM me donne des cours de linguistique, je la trouve un peu culottée quand même... Pour rappel c'est mon rayon quand même...

 

Je me dis qu'elle serait fière de moi au lieu d'être fière d'elle-même.

Se balader avec BM au marché de son quartier, c'est perdre un peu sa maternité...

 

Je me dis que parfois, elle me proposerait un relais quand les horaires de l'Indien sont vraiment trop difficiles. Juste parce que j'ai besoin d'air.

BM, jamais. UNE FOIS, je lui ai laissé A. pour ETUDIER mes examens de janvier, juste une aprèm. Elle m'a regardée comme une terroriste. Une autre fois, elle est venue à la maison parce que j'avais une gastro infernale, je voulais rester au lit entre les moments d'allaitement... Elle venait vérifier par la fenêtre que je dormais, et quand je lisais elle criait FAUT TORMIIIR!!! CHE ZUIS FENUE BOUR QUE TU TORMES!

 

Je me dis qu'elle traînerait pas quand on rentre à 23h, parce qu'elle comprendrait que le lendemain, je pourrais être fatiguée.

BM s'éternise... C'est plus possible, un de nous deux va craquer un jour, et j'espère que ce sera l'Indien. En plus, c'est alternativement pour : nous parler de ma BS (qui cumule ses conneries d'ados... Sa plus grande fierté c'est d'avoir été photographiée avec Miss Belgique, qui a 17 ans et trouve que "il faut savoir que les zomos c'est quand même des êtres humains, ils peuvent faire plus ou moins ce qu'ils veulent (sic)" . BM trouve ça génial.); bref, nous parler de BS, nous parler d'ex-BF en nous disant que c'est un salaud, nous parler du père de l'Indien en le critiquant (enfin, ça m'est réservé, et je me demande quand je vais péter un plomb).

 

Je me dis que d'ailleurs elle se permettrait jamais de critiquer devant sa petite-fille un autre membre de la famille.

Ce que l'Indien comme moi considérons comme la base des bases.

 

Je me dis qu'elle veillerait à mon confort (surtout quand j'ai un rdv de travail) plutôt qu'au sien.

Voilà, quand le bbsit commence le matin (pcq on bosse! MAF, oui, en projet aussi!), plutôt que de venir chez nous, on doit déposer A. chez elle. Bon, passe encore sauf qu'elle habite de l'autre côté de la ville et des embout (qu'on doit reprendre dans l'autre sens ensuite) et que vu qu'elle n'a AUCUN matos, on doit tout transporter, se garer au mieux le long de son grand boulevard, prendre trois fois l'ascenseur trop petit... Et puis elle nous fout en retard à chaque coup... Bref pour un rdv à 8h faut être à 6h40 chez elle...)

 

La boucle est bouclée...

 

Ce que je me dis surtout, c'est qu'avec ma Maman à moi, il y aurait en fait sans doute eu beaucoup, beaucoup de soucis aussi. De mésententes. De désaccords.

Que sa disparition a rendu étincelant ce qui ne l'était peut-être pas tant que ça.

 

Mais je SAIS qu'il y aurait eu, simplement, la possibilité de le dire.

 

Avec s'il-te-plaît, avec merci, avec pardon. Avec toutes ces choses qui existent déjà avec ma fille.

 

Ce lien-là, je ne l'ai pas.

Je me plains de tout ce que ça me fait perdre, matériellement.

C'est pour ne pas nommer tout ce que ça me fait perdre, tout court.

 

epaules----.JPGMa famille à moi

(et hop, vous avez le refrain en tête)

 

Edit : je précise que dans ma malchance, mon père qui a été un très mauvais père (ce n'est pas un jugement, c'est le sens commun) est par contre un Papy idéal (et par rapport à moi et par rapport à A.) Sa femme également. Bon, ils habitent à 150 km, donc pour l'aide quotidienne c'est différent. Mais malgré tout, quand on va chez eux on a juste rien à prévoir. Ils téléphonent avant, prévoient, et quand on reste un peu de temps ils réservent toutes leurs soirées pour nous laisser les nôtres. Tout en demandant une liste précise de ce qu'il faut faire, dire, donner. On est priés d'y amener du linge (on n'a pas de séchoir à Bxl) et ma belledoche s'en occupe en catimini même si je crie je vais le faire derrière. L'opposé quoi, mais sans doute aussi parce qu'on est plus loin, je ne sais pas.

Ils disent "reposez-vous" ; BM dit "Je dois me reposer" (mais de quoiiiiiiii?!)

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 11:01

Peut-être vais-je me mettre à faire une autre apparition, celle du dimanche? Un post qui me serait réservé?...

Je suis assez fière de ça - bon, l'enregistrement est acoustique, mais voilà...

Ce n'est pas moi sur la vidéo, mais "La Femme à 2 Têtes", qui sort le 13 février prochain son deuxième album et dont j'ai l'immense honneur d'être la parolière pour trois chansons.

 

"La Veuve du poète" a été écrite en l'honneur de ma Marraine.

 

Bonne écoute, et puis n'hésitez pas à foncer chercher l'album dans dix jours.

 


 
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 18:22

Hier, réunion théâtre. Enfin, plutôt, "Assemblée Générale Annuelle de la troupe", qui n'a de théâtral (ou presque) que la répétition de certaines répliques (toutes celles qui font partie d'une assoc me comprendront, j'en suis sûre).

 

Arrive le moment où on parle (quand même un peu) de théâtre, de projets, tout ça.

 

Projets qui s'effilochent, il faut l'admettre, au rythme des "mariage/maison/bébé", auxquels je n'ai pas manqué de participer. (Je ne vous jette pas la pierre, Pierre).

 

On constate donc que là, bon, cette année il n'y a rien à se mettre sous la dent ni sur la scène, et qu'on va peut-être consacrer quelques week-ends à se re-rencontrer, à re-partager du théâtre, et tout cela me réjouït.

 

Ah, oui, petite parenthèse bien nécessaire, depuis février et le lancement de la PMA, je n'avais plus respiré. Je l'ai senti au moment où je montais dans la voiture pour aller à cette réunion, où j'ai senti le soleil d'hiver (presque pintanier) frapper sur mon visage, où j'ai senti le plaisir de faire un truc, juste pour le truc, pas pour faire passer le temps dans l'attente de tomber enceinte. Bref.

 

Comme nos "week-ends troupe" se passent souvent en résidentiel, deux jours d'immersion complète loin de la civilisation et de nos quotidiens mouvementés, une voix - qui se reconnaîtra si elle passe ici :D - a soulevé la proposition d'ouvrir ce week-end aux conjoints et enfants...

 

Diantre, Diable, Feu, mon sang n'a fait qu'un tour.

Un tour marqué de PMA, je crois.

Un tour qui criait non (je dois d'ailleurs l'avoir crié).

Un tour qui revendiquait les droits des nullipares et des célibattants.

 

Allez savoir, je crois que mon esprit n'a pas encore imprimé.

Ou qu'il a imprimé pour toujours...

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 20:19

Attention, l'article qui suit peut heurter les âmes sensibles (voire ouvrir le débat).

 

Je ne sais pas si c'est dû à mon infertilité (annoncée de longue date), mais de manière générale les femmes enceintes ont tendance à me gaver.

(Note pour Ninie si tu passes ici entre deux têtées : pas toi, je te l'ai déjà dit, tu as été exemplaire, merci ; même de tes pieds qui allaient exploser tu ne te plaignais pas, Dieu et Allah te bénissent et bénissent ta petite Aya).

 

Attention, je ne parle pas des copinautes : nos blogs sont souvent (parfois exclusivement) créés pour nous permettre un espace de détente, sans tabou, réservé à notre situation. Je ne me permettrais pas par exemple de critiquer une blogueuse spécialisée en poney ; par contre dans la vie elle va vite m'emm*... à me causer concours de beauté de son petit Pégaze. Vous voyez ?

Tout comme, dans la vie, j'ai l'impression de pouvoir parler d'autre chose que de la PMA (sauf si on me questionne, auquel cas je fonce dans la brèche ; fallait pas me témoigner d'intérêt. Après tout, si je pose des questions sur le shetland à mon exemple ci-dessus, faut pas que je m'étonne si elle me fait un exposé).

 

Avec les femmes enceintes, on a rarement besoin de demander un exposé. Leur état semble être une évidence éthique : elles deviennent LE sujet de conversation, qu'elles aiment entretenir, et malheureusement trop souvent à mon goût pour se plaindre. Faudrait pas croire (ça ça pourrait marcher sur l'émotive que je suis) que Mesdames parlent de leurs rêves, du bonheur fantastique d'être les stars de Noël, du plaisir de ne plus porter les sacs de course ou, bêtement, des délires sur la maternité. Non, en général, elles parlent gerbe, fatigue, peur de plus faire leurs nuits, prix des poussettes.

 

L'autre aspect qui me dérange gravement chez la femme enceinte, c'est la pudeur qui a disparu avec sa première écho. On a droit, dans un premier temps, à l'état des poils (vous voyez, sur les blogs ça me paraît normal, moi-même je m'étale pileusement) ; puis le temps passe et il semble normal de donner son ventre à toucher au tout-venant ; et puis - misère - les infections vaginales ; enfin dans les derniers jours : l'écartement du col (comme si ça signifiait la moindre chose aux nullipares à qui elles s'adressent, le diamètre de leur col, franchement). D'où la déception profonde que j'ai ressentie devant le spectacle de Foresti, avec qui pourtant, avant, je me sentais des points communs...

 

Cette petite synthèse réflexive me vient après la lecture, sur la page fb de la préfète de l'école (amie avec des élèves, quand même) de ce statut :

 

LA GROSSESSE J'AIME BIEN MAIS LA P U B A L G I E MOINS (typographie antigougueule).

 

Pour la latiniste que je suis, la compréhension du mot ne posait pas des masses de souci. Mais pour être bien certaine que ses lecteurs avides de la suite des aventures de sa foufoune comprennent son statut, elle s'est même sentie obligée de préciser en commentaire de ce statut la définition du terme*. Merci, super.

 

Je me demande ce que mes amis penseraient si je me mettais à statuer sur fb avec des "foutue mycose" ou "Clomid m'assèche"; ou si pendant le repas de midi en salle des profs je criais ma joie d'avoir eu pour l'IAC une glaire bien filante ou le mal de gueux que l'endoécho m'a fait le matin même. D'ailleurs, même à vous ça me fait tout bizarre de le dire...

 

Bon allez, un de ces jours je vous raconterai l'histoire de cette nana qui allaitait à table à mon mariage, devant un ami tunisien et mon beau-frère de 55 ans. Une histoire de décentration qui se perd, encore (je signale que nous avions loué une salle permettant aux nombreuses allaitantes invitées de nourrir en -nous laissant en- paix).

 

 

 

*(La pubalgie est en fait un ensemble de troubles concernant tout un carrefour : le pubis, les tendons voisins, et les membranes reliant les muscles abdominaux au bassin. C’est le résultat d’un déséquilibre local entre des muscles trop puissa...nts et raides, et des zones fragiles. C'est souvent une maladie des sportifs mais aussi des femmes enceintes car le bassin se modifie. Bref pas toujours évident de marcher et concernant la douleur au pubis c'est un peu comme quand une fille roule avec un vélo de mec et qu'elle se prend la barre du milieu. Explication prise sur fb, donc)

 

 

 

 

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 21:37

Bon, aujourd'hui ce sera long... Je ne sais pas si vous pourrez tenir jusqu'au bout... Je me lance.

 

Aujourd'hui, préparation de Toussaint oblige (oblige, je m'entends), l'Homme et moi avons passé beaucoup de temps à discuter dans la voiture. (Pour voir la famille, il faut deux heures aller, deux heures retour, et solidement remplies de bla, et de bla, et de bla).

 

A l'aller, nous avons échangé sur l'adoption. Faut que ça se fasse, ces choses-là, et même parfois que ça se heurte.

Chose plutôt rare à la fin de la discussion, je crois que l'on s'est profondément compris et que la vision de l'autre a profondément amélioré la nôtre. Je m'explique.

La première partie du débat portait sur la nécessité pour l'enfant de connaître ses parents biologiques. Chez nous, pour adopter un enfant du pays, on passe par l'Office National de l'Enfance, qui accorde une place primordiale aux parents biologiques (sur leur site, quasi plus qu'aux adoptants). Cela m'avait profondément heurtée, et depuis que la démarche s'est mise en place dans ma tête, j'avais éliminé d'office cet organisme-là pour cette raison.

L'Homme, qui bosse dans un centre pour jeunes en souffrance, a d'abord rectifié assez pertinemment mon point de vue : je pensais "du côté maman" uniquement.

Il rencontre régulièrement des ados adoptés en crise profonde, non parce qu'ils en veulent à qui que ce soit, mais parce qu'ils sont dans une recherche de sens qui ne trouve pas de réponse. Un deuil qui ne peut pas se faire.

Sa position est donc plutôt de tout faire pour pouvoir offrir à notre enfant des racines (nous), mais également une réponse, même difficile, à la question de l'origine.

Je résume mal, mais j'ai ressenti physiquement un franc qui tombait dans ma cervelle noyée par la peur que mon (potentiel) futur enfant me quitte...

 

De son côté, il a compris mon empressement à commencer des démarches : j'ai toujours voulu adopter, et je ne souhaite pas que l'adoption soit "une solution si le reste ne fonctionne pas". Je voudrais vraiment intégrer la demande d'adoption au milieu de notre démarche de désir d'enfant... Et j'ai vu le franc tomber chez l'Homme...

 

 

 

Au retour (normal, je venais de faire la tournée des tombes), j'ai compris pourquoi la question de la maternité était un tel défi pour moi. Je m'explique.

J'ai perdu ma maman tôt (d'où ma passion pour la cuisine, lien logique par ici ).

Ma maman, outre l'effet positivant évident de sa disparition, était un être vraiment à part. Atteinte de polyo à la fin de la guerre, elle n'a pas été très bien soignée et en avait donc gardé une paralysie modérée du visage et une scoliose quasimodesque. Ce qui ne l'a pas empêchée, même venant d'un petit village où le rôle de la femme se limitait à chercher un mari à qui cuisiner des plats en sauce, d'étudier la géologie et d'être à tous les fronts (festifs et intellectuels) jusqu'à 36 ans, âge où elle a pris de front mon éducation (dont je n'ai pas eu assez le temps de la remercier).

Voilà déjà un sacré défi à relever : même en 2010, sans souci de santé, être ce qu'elle a pu être dans les années 70.

 

Deuxième défi : ma marraine. Epouse d'un artiste illuminé, elle est devenue veuve à 30 ans : son mari, schizophrène, s'était asphyxié. Elle lui est restée fidèle, n'a jamais eu d'enfant, et a pris au départ de maman une relève dont peu se montreraient capables.

Malheureusement, elle n'a pu le faire que pendant un an, terrassée en quelques jours par un crabe qui lui dévorait la matrice. Quand je choisirai une marraine, qu'elle sache à quel point je lui fais confiance...

 

Troisième défi, et non des moindres : Mamamy, qui n'est pas ma grand-mère, mais ma nounou. Au décès de maman, elle est devenue ma tutrice. Pour mes 17 ans, parce que la vie avec mon père et mon frère (il est handicapé et noie le chagrin de s'en rendre compte dans de la mauvaise bière) devenait difficile, je suis partie vivre chez elle. Elle a ramassé les morceaux, les a recollés avec amour et patience dans une gratuité sans faille.

Il faut dire qu'elle a consacré sa vie à aider tous les bras cassés du coin, à élever ses quatre enfants dans l'idée que tout pouvait arriver par l'amour, et tous, à 30 ans passés, c'est dans ses bras qu'on allait chialer.

Elle disait que j'étais sa fille avec un profond respect pour ma mère.

Nous avons appris qu'elle allait mourir au moment où nous lui apprenions que nous allions nous marier. La vie, la mort, l'amour.

 

 

Tout ça pour vous dire que devant chaque tombe, je me suis juré que par respect pour l'immense amour que j'avais reçu triplement, je me consacrerais corps et âme à transmettre ce qu'elles m'avaient appris.

 

Je ne renoncerai jamais à être mère.

 

 

Si vous avez tenu jusqu'ici, bravo.

Sinon, demain, promis, un dessin humoristique : ça devrait pas louper, demain c'est Clomid party.

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 20:51

lettre-a-mes-amies.jpg

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 19:45

Lui

Il est souvent dans ma tête pour le moment.

Il flotte.

 

Je le revois, tout petit sur une photo que je ne voulais pas regarder.

Je pense à tout ce qu'il chavirait en moi, aux drôles d'envie, aux drôles de besoins, aux drôles de douleurs.

Je me souviens de tout ce qu'il m'a appris et que je tente vainement de revivre aujourd'hui.

Je me rappelle avoir follement rêvé de vivre ma vie avec lui.

Je me souviens des médecins qui disaient : il prépare la place.

 

Et puis il y avait le reste.

Un homme qui ne voulait pas en être un. Qui est parti parce qu'il avait compris qu'il ne voudrait jamais.

Des études à terminer, des parents qui n'auraient pas été là.

La pilule que je prenais, même si elle ne devait "servir à rien qu'à réguler",  pour ne pas avoir à faire ça.

J'étais encore tellement petite.

 

Si j'avais vu l'avenir, si j'avais su...

 

Des remords? Oui, et je n'ai que celui-là.

Il aurait 10 ans.

 

Ne me lynchez pas.

Je me lynche déjà toute seule, et je le fais très bien, très fort, à chaque visite chez le médecin, à chaque cacheton de Clomid, en me piquant le ventre vide, en me tapant la tête au mur.

 

J'avais peur de le dire, de vous l'écrire, mais il fait partie de ce chemin-ci.

 

A chaque nouvel examen, je suis obligée de parler de Lui.

Il a laissé une petite cicatrice dans mon ventre.

On dit qu'il augmente mes chances.

 

Pour moi, il y a dix ans, c'était une catastrophe.

J'aurais mieux fait de comprendre que c'était un miracle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 21:12

étaient dans sa bouche. Et sans doute dans ses larmes - étaient-elles de bonheur, d'impatience, d'impuissance ?

 

ber.jpg

 

Chouchou ne m'avait pas encore dit "l'enfant que je veux". Il avait dit "la mère de mes enfants" avant la bague au doigt; il avait signé le contrat PMA (c'est mon coAuteur de Projet Parental)... Mais là, je l'ai vraiment vu rentrer dans l'aventure avec moi.

 

Quand je pense qu'on résiste à ça, malgré nos voix qui gueulent et les horreurs qu'on se lance parfois, je me dis que je ne me suis pas gourée de mec.

 

Quelques mots planqués dans un bouquet de lys changent parfois le monde.

 

 

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