Une MDame. Un Indien. Mal barre pour la fabrication de bébés. Qu'ils disaient... Bienvenue chez les infertiles primipares, multigestes, miraculés de la statistique.
Il paraît que souvent, avec la grossesse viennent les plans sur la comète.
En tous cas, je ne sais pas ce que sera ma crise de quarantaine mais ce que je ressens doit y ressembler...
La question de base, c'est : "Est-ce que je veux donner à mon enfant l'exemple d'une Maman qui fait sans grande conviction un boulot qui permet de manger, bon gré mal gré ; ou une Maman qui fait on-ne-sait-trop-quoi-de-définissable mais qui s'épanouit parce que ses choix professionnels correspondent à ses choix éthiques/sociaux/persos".
Z'allez me dire, la réponse est dans la question, en tous cas MA réponse. Oui, parce qu'en gros, autour de moi, ça crie haut et fort que "tu fais vraiment un super boulot pour être près de ton enfant pendant les vacances" ; "quand même y'a pas mieux pour les horaires" ; "quand même y'a pas mieux question stabilité d'emploi". Ce qui n'est pas faux, vu la crise et la hausse corollaire du prix des nounous, hein.
Oui mais bon.
Que voulez-vous, je ne suis pas sérieuse...
La réflexion a commencé quand nous avons décidé, en commun avec l'Indien, que je n'irais pas bosser l'année prochaine. D'abord parce que cela fait partie de nos valeurs de parents (et cela ne critique les autres en rien, que ce soit bien clair) ; ensuite évidemment parce qu'on pourra se le permettre (à cause d'une bourde de l'administration qui, finalement, m'est favorable) ; enfin parce que l'Indien a des horaires débiles.
Non, débilissimes. Des horaires qui sont planqués dans des tiroirs secrets quand les gens du syndicat se pointent dans le centre où il bosse (oui, oui, isl font des faux horaires). C'est tout simple là-bas ; t'es syndiqué, t'es pas engagé.
Le sommet c'est quand il m'a sorti que les femmes enceintes faisaient des nuits (c'est interdit chez nous de bosser de 20 à 6h quand t'es enceinte) et que "bon elles le savaient".
Là je vous donne un autre exemple : cette semaine, mon chéri était censé être en congé. Malheureusement, son collègue qui devait partir en camp en Normandie avec les jeunes dont il s'occupe tombe malade. Il doit donc le remplacer au pied levé... Bon, vu mon état depuis vendredi, je grogne un peu et, miracle, il est relevé à mi-parcours et revient donc me dorloter... Mais seulement un jour parce qu'en échange il doit travailler de jeudi midi à samedi matin!!! L'hallu. Le truc absolument impossible à gérer au quotidien - déjà amoureusement, mais je vous raconte pas quand on sera trois...
En PMA ça nous a valu de belles courses-poursuites...
MAIS l'Indien Adoooore son boulot.
Pour l'instant, je n'entrevois qu'une solution : trouver un boulot qui se fait à la maison. Comme j'ai un peu évolué dans ma tête (et que j'ai besoin de beaucoup plus de pognon qu'à 25 ans, date de mon dernier 'j'abandonne-tout-pour-vivre-de-mon-art (et en fait ne rien foutre)), il faut que je me construise un solide plan.
J'en suis là.
Que vais-je faire, de passionnant (pour que mon bébé soit fier de moi) et à la maison (pour que mon bébé ait deux parents unis) ?